
Nom du blog :
maladiementalesolidaires
Description du blog :
Soyons solidaires entre malades psychiques, schizos, bipolaires, ... en partageant des oeuvres d'art
Catégorie :
Blog Association
Date de création :
02.12.2009
Dernière mise à jour :
10.06.2011
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Derniers commentairesrebonjour
tout d'abord je suis très heureux d'apprendre que les choses vont mieux pour vous
je comprends t
Par picavet, le 29.12.2011
cher fréderic, je suis ému que mon livre ait fait son effet. mais les choses vont beaucoup mieux pour moi, j'a
Par maladiementalesoli, le 28.12.2011
bonjour
je suis un élève de première s et j'ai lu votre livre dans le cadre de mon tpe qui traite justement
Par picavet, le 28.12.2011
bonjour
je suis un élève de première s et j'ai lu votre livre dans le cadre de mon tpe qui traite justement d
Par picavet, le 28.12.2011
le concept de voir le texte en t'entendant est trés sympa . ça passe bq mieux qu'en te voyant sur vidéo . sup
Par Anonyme, le 11.06.2011
Je viens de publier ces très beaux tableaux, et je suis heureux que d'autres "malades psychiques" soient publiés sur mon blog... toutes oeuvres d'art compatibles avec le format blog et intéressantes pour les lecteurs du blog sont les bienvenues !
M.B.
Un témoignage utile.
Il me semble qu'il manque, dans la société actuelle, une campagne de prévention. Quand ma maladie a commencé, je ne savais même pas qu'elle existait !
J'ai fait ce livre, pour qu'à travers mon témoignage, on trouve des points de repère ; pour qu'on ne fasse pas les mêmes erreurs, qu'on ne vive pas mon drame.
La schizophrénie, cela peut arriver à n'importe qui.
Extrait...
J’arrêtai les cours, totalement épuisé par le stress, vers mars. La crise vint, comme toujours, de façon insidieuse. C’est la souffrance, la pression que j’avais subie qui me mit en crise, comme la première fois. J’avais besoin de calme, de temps. Et je pense sincèrement que mon analyste m’avait poussé dans cette crise avec son exigence trop grande. Je passais mon temps à dormir ; comme si j’avais un énorme retard de sommeil. Mais, peu à peu, je faisais de plus en plus de rêves éveillés, tout en somnolant, enfermé dans mon appartement. Je n’avais plus de traitement. Les pharmacies étaient fermées, c’était un dimanche, et le lendemain un jour férié. Ainsi quand le délire commença, je ne pouvais rien faire. Arrêter de prendre son traitement amène à une rechute rapide. Le lundi, la crise était engagée et je n’avais plus la lucidité d’agir. Ça faisait donc trois jours que je ne faisais plus rien, dans mon lit, perdu.
Comme si j’apportais un message apocalyptique je me prenais pour le diable en personne. J’entendais des voix. L’une qui disait être Platon, me conseillait de me suicider pour ne pas faire de mal. Puis j’eus l’impression de brûler. Paniquant, je me mettais dans un bain froid, ce qui me fit le plus grand bien. Mon père m’avait invité à manger mais je ne l’avais pas rappelé.
J’écoutais la radio, et il me semblait que tout le monde écoutait mes pensées. Comme il y avait un hôpital près de chez moi, des ambulances passaient. J’avais l’impression que des gens se suicidaient, en apprenant le commencement de l’apocalypse. Il y avait, à cause de l’hôpital, des hélicoptères. Je croyais qu’ils avaient évacué l’appartement, et qu’ils allaient jeter une bombe, car je me prenais pour le diable, destructeur de l’humanité.
Puis tout à coup, je me regardais dans la glace ; il y avait, dans mon regard, quelque chose de particulièrement morbide, et, comme si je voyais la folie dans mes yeux, je hurlai. Je n’avais jamais hurlé. Et je me dis devant la glace : « Tu es fou ça tu peux en être sûr » avec une voix terrible. Je retournai tous les miroirs.
pour se procurer le livre... http://www.thebookedition.com/la-schizophrenie-je-temoigne-marcus-bebell-p-48535.html
Aux lecteurs de ce livre,
D'abord un grand merci.
Ensuite, vos commentaires m'intéressent !
Ô lune
Ô lune
Tu me bouleverses
Ô lune
Dans mon âme un jet tu verses
Ô lune
Tu me donnes des ailes
Chaque nuit où tu es pleine
Tu viens cueillir ton dû
Sur les âmes innocentes
Chaque nuit où tu es pleine
Tu jettes sur les corps nus
Une chaleur innocente
Ô lune
Tu me bouleverses
Ô lune
Tu es notre défi
C’est notre ivresse que tu chéries
Ô lune
Tu es la reine de la nuit
Automne 2002
La bibliothèque
Discrète et lointaine au bout du couloir,
La porte était toujours fermée. Noire,
Elle l’était solennellement.
Et tous les jours, un jeune enfant,
Qui passait là était curieux
Il voulait voir savoir ce que
L’on cachait derrière cette porte
Un jour d’ennui ou les feuilles mortes
Valsaient ensemble avec le vent,
Il se promena dans la maison, et sans
Préméditation il se retrouva
Devant ce mystérieux endroit
Une seconde passa, puis deux, trois,
Quand brusquement, il entra.
Partout des livres sur des étagères
Qui du plafond jusqu’à la terre
Meublaient la salle silencieusement
Il prit une œuvre et feuilletant
Aperçut les lignes et les lettres
Qui très doucement vous pénètrent
Et vous emportent dans l’oubli,
Ce monde que l’on écrit.
Automne 2002